Avec Romain, nous allions voir Backseat pour le plaisir mais nous en avons fait un reportage. Au Festival Imprimé, les gens sont d’une sympathie fascinante.
L’émission politique du streamer Twitch Jean Massiet s’est associée au Festival Imprimé pour réaliser une émission dans la salle du Bien Public sur la Rive Droite. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à passer devant Usul qui discutait, une bière à la main. Un gars simple finalement. Et malgré l’image que peut se trimbaler Internet parfois, le professionnalisme était de mise. Plusieurs caméras et des Shure SM7b qui coûtent un bras, posés sur un plateau soigné avec le logo de l’émission en son centre. Jean Massiet est venu saluer le public alors que Usul discutait, une bière à la main. Un gars simple finalement.
Le live s’est lancé et le premier invité a été Pierre Hurmic. Première question sur l’armement de la police et l’orientation politique de l’émission est claire, ici, c’est le bon sens. Il a fallu faire vite car il était attendu et les deux suivantes étaient une journaliste de Far Ouest et une de Coop Médias. Elles se sont exprimées sur les difficultés que traversent les indépendants face aux groupes privés qui essaient de les faire taire.
Après le “Quiz à la con”, les actus de la semaine et la pause, une chronique humoristique a ouvert la deuxième partie puis l’émission s’est terminée avec 1h10 de Philippe Poutou qui traite le monde entier de con. Et à raison.

De spectateur à reporteur
3h30 d’émission, ça paraît long mais ça passe tout seul. C’est à ce moment-là que nous avons dû interrompre des gens. Notre spécialité c’est bien connu. Mais contre toute attente, je suis passé au-dessus de toute timidité et peur de déranger pour interviewer Jean Massiet. Ce dernier a été très sympathique et a répondu avec joie à nos diverses questions. Lui n’a pas pris en compte le fait que nous travaillions pour de petits médias indépendants.
Ensuite, un certain Samuel nous a gentiment répondu pour avoir le point de vue du public. Enfin, Adèle Barbers a accepté d’être dérangée en pleine discussion pour nous répondre concernant sa chronique humoristique et les propos de Sophia Chikirou à son égard. Trois interviews ultra appréciables car tout le monde était disponible, avenant et heureux de nous répondre. Ça fait bizarre d’être respecté.
Un départ dans la joie
On est reparti, fiers de nous-mêmes, heureux de ce à quoi on venait d’assister et alors qu’on sort. Un homme arrive : “Oulah mais eh, il pleut nan ? Il pleut comment…” On lui répond qu’il pleut un peu alors qu’on est sous les gouttes. “Oh mais regardez sur la carte là ouille ouille ouille ça arrive !” On acquiesce. “Non mais reregardez !” Des pixels verts arrivent sur Bordeaux. “Oulalah faut que je me dépêche !” Il part.
Romain et moi hésitons à faire une interview d’un dernier chroniqueur mais on préfère laisser Usul discuter, une bière à la main. Un gars simple finalement.